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[Fil Actu] La DGSE met le paquet sur la cryptovendredi 31 janvier 2003
Imprimer http://www.lemonde.fr/article/0%2C5… Les services spéciaux, nouvel outil stratégique Face aux nouvelles formes d’affrontements sur la planète, en relation avec l’activisme de pays ou de terroristes qui se moquent des règles du jeu international, les Etats-Unis et la France, malgré leurs divergences actuelles sur l’Irak, sont en accord au moins sur un point : les armées devront désormais revoir, de façon radicalement nouvelle, le rôle, l’organisation, le savoir-faire et les moyens alloués à leurs services de renseignement et à leurs forces spéciales. Sans les uns et sans les autres, tous les deux voués au registre des actions discrètes ou clandestines, les décideurs seront rendus aveugles et sourds, voire condamnés à être empêtrés dans des situations mal contrôlées. Ils ne pourront plus espérer peser sur le cours des événements autrement qu’en recourant à la mobilisation de panoplies militaires lourdes qui leur font courir, une fois engagées, des risques difficiles à maîtriser. La rénovation et le développement des services de renseignement et des unités spéciales sont en chantier de part et d’autre de l’Atlantique. Mais, sur ce sujet comme sur d’autres, les ambitions des Etats-Unis et de la France ne sont pas à la même échelle, et l’écart dans les résultats entre les deux pays menace, là aussi, de grandir. Washington consacre plus de 30 milliards de dollars à sa communauté du renseignement, dont le dixième à la seule Central Intelligence Agency (CIA) qui, avec 16 000 personnes, est très loin d’être la seule institution du secteur en dépit de sa réputation. Tout récemment, le Pentagone a annoncé qu’il avait été décidé d’augmenter de 8 % les effectifs de ses forces spéciales, qui rassemblent 45 500 personnes aujourd’hui, et de 23 % leur budget annuel, en le portant de 4,9 milliards de dollars en 2003 à 6 milliards dès l’année prochaine. Les Etats-Unis tirent les enseignements de la guerre en Afghanistan. En France, un rapport de la commission des finances à l’Assemblée nationale relate que la progression des crédits alloués au renseignement est de 5 % et que la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) devra se contenter de créer une centaine de postes entre 2003 et 2008, attribués majoritairement aux besoins en cryptologie. Par comparaison, pour s’en tenir à deux exemples, les crédits en Allemagne sont accrus de 6 % à 7 %, et les effectifs affectés par le Royaume-Uni au renseignement humain (par opposition au renseignement technique) doivent progresser de 20 %. <…> Actu mailing list [email protected] http://vie-privee.org/cgi-bin/mailm…
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